Pêche et étangs

Nous louons actuellement nos étangs autour de l’Abbaye à un pisciculteur de la Dombes.

La pêche d’étang en Dombes s’effectue selon un cycle de quatre années : trois années d’évolage : exploitation en eau.

L’apport d’eau se fait par un fossé provenant des étangs supérieurs, la pelle contrôlant le débit à l’entrée. En cas de fermeture de celle-ci, l’eau contourne l’étang par le fossé de détour et alimente directement les étangs inférieurs.

L’étang est réalisé par la construction en sa partie basse d’une chaussée qui retient l’eau ; au milieu de celle-ci, le thou, construction de béton, fonctionne par un système de bonde pour gérer la vidange. Le bief, fossé qui suit la ligne de pente de l’étang, conduit l’eau au thou. A l’amont de ce dernier se situe une cuvette, la pêcherie, lieu de récupération des poissons.

Une année d’assec : mise en culture. L’étang devient un champ cultivable. On peut y semer du maïs, de l’orge ou d’autres céréales.

Dans certains étangs on pratique des pêches d’été : le poisson est attiré avec une alimentation régulière de céréales dans un bassin attenant à l’étang, puis on ferme le piège. On peut alors récupérer les poissons avec un filet.

Pour la grande pêche, en fin d’année, nombreux sont les étudiants, enfants des familles habitant ici, membres de la Communauté et amis habitant la région. On vide totalement l’étang par le thou, jusqu’à ce qu’il ne reste de l’eau que dans le bief et la pêcherie.

Tôt le matin, un filet à mailles fines est tendu en travers du bief et ramené depuis le fond de l’étang jusqu’à la pêcherie, afin d’y regrouper le poisson. Ce filet est ensuite fixé à l’aide de « fourchettes » pour clore la pêcherie. On tire alors les poissons de la pêcherie à l’aide d’un autre filet dont la maille permet de sélectionner la taille des prises.

On peut répéter plusieurs fois l’opération avec des filets à mailles de plus en plus petites. Les poissons emprisonnés sont sortis de l’eau à l’aide d’une épuisette et déposés sur une table de tri, puis dans les cuves oxygénées d’un camion. Leur destination finale est variable: transformation pour l’alimentation, ré-empoissonnage pour la pêche sportive, constitutions de stocks de géniteurs qui donneront des alevins pour un nouveau cycle…